{"id":14,"date":"2017-01-04T17:40:40","date_gmt":"2017-01-04T16:40:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gbollaert.eu\/emile-bollaert\/?page_id=14"},"modified":"2024-05-07T11:37:29","modified_gmt":"2024-05-07T09:37:29","slug":"chapitre-2-enfance-et-etudes","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.gbollaert.eu\/emile-bollaert\/chapitre-2-enfance-et-etudes\/","title":{"rendered":"Chapitre 2 : Parents, enfance et \u00e9tudes"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_252\" aria-describedby=\"caption-attachment-252\" style=\"width: 302px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-252\" src=\"http:\/\/www.emile-bollaert.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/01\/EBM103-Pere-1.jpg\" alt=\"Emile Georges Hector Bollaert\" width=\"302\" height=\"419\" srcset=\"https:\/\/www.gbollaert.eu\/emile-bollaert\/wp-content\/uploads\/2017\/01\/EBM103-Pere-1.jpg 600w, https:\/\/www.gbollaert.eu\/emile-bollaert\/wp-content\/uploads\/2017\/01\/EBM103-Pere-1-217x300.jpg 217w\" sizes=\"auto, (max-width: 302px) 100vw, 302px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-252\" class=\"wp-caption-text\">\u00c9mile Georges Hector Bollaert<\/figcaption><\/figure>\n<p align=\"LEFT\">Mon grand-p\u00e8re, <strong>\u00c9mile Georges Hector Bollaert<\/strong> est n\u00e9 \u00e0 Lardy (Essonne) le <strong>26 avril 1862<\/strong>.\n\u00c9l\u00e8ve de l&rsquo;\u00e9cole Niedermeyer \u00e0 Paris (pr\u00e8s de la place Pigalle), <i>o\u00f9 son p\u00e8re est professeur de chant. <\/i>Devient condisciple et ami du compositeur et chef d&rsquo;orchestre Andr\u00e9 Messager.\n<strong>De 1881 \u00e0 1886<\/strong>, s<i>ur les conseils de son grand-oncle le vice-amiral Georges Clou\u00e9, ministre de la Marine et des Colonies, <\/i>il s&rsquo;engage dans la Marine Nationale et est affect\u00e9 \u00e0 la Musique des \u00c9quipages de la Flotte (cor et trombone alto). Apr\u00e8s une ann\u00e9e en garnison \u00e0 Brest et Toulon, il embarque <strong>d\u00e9but juin 1883<\/strong> sur le tout nouveau cuirass\u00e9 \u00ab Bayard \u00bb (un navire de 81 m de long, d\u00e9pla\u00e7ant 17.000 tonnes, mu \u00e0 voiles et \u00e0 vapeur, dont la coque en bois est prot\u00e9g\u00e9e par un blindage lat\u00e9ral de 180 \u00e0 250 mm d&rsquo;\u00e9paisseur) sous les ordres du vice-amiral Am\u00e9d\u00e9e Courbet.<\/p>\n\n\n<figure id=\"attachment_176\" aria-describedby=\"caption-attachment-176\" style=\"width: 762px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-176 size-full\" src=\"http:\/\/www.emile-bollaert.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/01\/Bayard_Port_Said_2.jpg\" alt=\"Le cuirasse Bayard... a voiles et a vapeur\" width=\"762\" height=\"598\" srcset=\"https:\/\/www.gbollaert.eu\/emile-bollaert\/wp-content\/uploads\/2017\/01\/Bayard_Port_Said_2.jpg 762w, https:\/\/www.gbollaert.eu\/emile-bollaert\/wp-content\/uploads\/2017\/01\/Bayard_Port_Said_2-300x235.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 762px) 100vw, 762px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-176\" class=\"wp-caption-text\">Le cuirass\u00e9 Bayard&#8230; \u00e0 voiles et \u00e0 vapeur<\/figcaption><\/figure>\n\n<em>A titre de comparaison, le cuirass\u00e9 Richelieu, construit en 1939, d\u00e9pla\u00e7ait 35.000 tonnes, et avait un blindage d&rsquo;\u00e9paisseur maximale de 327 mm.<\/em>\nIl participe ainsi \u00e0 la conqu\u00eate du Tonkin, \u00e0 la bataille navale de Shipu (pr\u00e8s de Shanghai) et \u00e0 la campagne des \u00eeles Pescadores (pr\u00e8s de Formose).\nLe 28 avril 1886, il \u00e9pouse \u00e0 Dunkerque Marie L\u00e9onie Victorine Bollaert, <i>sa cousine issue de germains, fille d&rsquo;un courtier de transports par eau, <\/i>n\u00e9e \u00e0 Dunkerque le 23 octobre 1857.\n<strong>D\u00e8s 1886<\/strong>, professeur de piano et d&rsquo;orgue \u00e0 Dunkerque et organiste de l&rsquo;\u00e9glise Saint-Eloi.\n<strong>En 1914<\/strong>, r\u00e9fugi\u00e9 \u00e0 Paris, boulevard Richard-Lenoir, organiste de l&rsquo;\u00e9glise Saint-Ambroise.\n<strong>En 1919<\/strong>, il retourne \u00e0 Dunkerque.\nIl n&rsquo;\u00e9tait pas d\u00e9nu\u00e9 d&rsquo;humour. Il disait : \u00ab\u00a0Il est difficile d&rsquo;\u00eatre soi-m\u00eame. Quand j&rsquo;\u00e9tais jeune, j&rsquo;\u00e9tais le fils de mon p\u00e8re. Maintenant, je suis le p\u00e8re de mon fils.\u00a0\u00bb\nIl d\u00e9c\u00e8de \u00e0 Lille le <strong>21 janvier 1945<\/strong>.\nSon \u00e9pouse, ma grand-m\u00e8re Marie Bollaert, d\u00e9c\u00e8de \u00e0 Lille le 4 novembre 1950.\n\n<figure id=\"attachment_264\" aria-describedby=\"caption-attachment-264\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-264\" src=\"https:\/\/www.gbollaert.eu\/emile-bollaert\/wp-content\/uploads\/2017\/01\/EBM46-en1932-1.jpg\" alt=\"\u00c9mile \u00c9douard Bollaert\" width=\"300\" height=\"383\" srcset=\"https:\/\/www.gbollaert.eu\/emile-bollaert\/wp-content\/uploads\/2017\/01\/EBM46-en1932-1.jpg 627w, https:\/\/www.gbollaert.eu\/emile-bollaert\/wp-content\/uploads\/2017\/01\/EBM46-en1932-1-235x300.jpg 235w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-264\" class=\"wp-caption-text\">\u00c9mile \u00c9douard Bollaert<\/figcaption><\/figure>\n\nMon p\u00e8re <strong>\u00c9mile \u00c9douard Bollaert<\/strong> est n\u00e9 le <strong>13 novembre 1890<\/strong> \u00e0 Dunkerque (Nord).\n<strong>1895 &#8211; 1896<\/strong> : Sa m\u00e8re lui apprend le solf\u00e8ge et le piano en m\u00eame temps que l&rsquo;alphabet.\n<strong>1897 &#8211; 1904<\/strong> : \u00c9tudes primaires et secondaires \u00e0 l&rsquo;Institution Notre Dame des Dunes \u00e0 Dunkerque.\n<i>Dans la r\u00e9gion Nord, \u00e0 cette \u00e9poque et pendant tout le XX\u00b0 si\u00e8cle, c&rsquo;\u00e9tait une coutume assez r\u00e9pandue d&rsquo;abr\u00e9ger le pr\u00e9nom en une ou deux syllabes, la derni\u00e8re ayant O comme voyelle (Geo, Edo, L\u00e9o, Ludo, Mado, Nado, Th\u00e9o). C&rsquo;est ainsi que tous les parents d\u2019\u00c9mile Bollaert, et plus tard sa fianc\u00e9e puis son \u00e9pouse, appelaient \u00c9mile Bollaert par son surnom : Milo.\n<\/i><strong>1904 &#8211; 1905<\/strong> : Inscrit au Conservatoire national de musique de Paris, comme auditeur libre dans la classe d&rsquo;harmonie d\u2019\u00c9mile Pessard, <i>le parrain de son p\u00e8re.\n<\/i><strong>1905 &#8211; 1906<\/strong> : \u00c9tudes secondaires au lyc\u00e9e Faidherbe de Lille.\n<strong>1906 &#8211; 1907<\/strong> : \u00c9tudes secondaires au lyc\u00e9e Louis-le-Grand de Paris.\n<strong>1907 &#8211; 1911<\/strong> : Poursuit ses \u00e9tudes de piano, de contrepoint et de composition au Conservatoire de Paris.\nParall\u00e8lement, il fait des \u00e9tudes de droit et obtient la licence en droit en <strong>juillet 1911<\/strong>. <i>Et ceci est la premi\u00e8re \u00e9nigme de la jeunesse d\u2019\u00c9mile Bollaert : pourquoi des \u00e9tudes de droit alors qu&rsquo;il n&rsquo; y a aucun juriste dans sa famille, ni parmi les amis de ses parents ? Qu&rsquo;il est destin\u00e9 \u00e0 une carri\u00e8re musicale, qu&rsquo;il a fait ses \u00e9tudes musicales avec plaisir, sans aucune contrainte ? Doute-t-il de sa vocation ? Ou bien consid\u00e8re-t-il qu&rsquo;une carri\u00e8re musicale ne donne pas la certitude de faire bouillir la marmite, alors qu&rsquo;il songe peut-\u00eatre \u00e0 fonder un foyer ? Ou bien craint-il que ce dernier argument ne lui soit oppos\u00e9 par un riche filateur roubaisien dont la plus jeune de ses filles ne le laisse pas indiff\u00e9rent ? Dans tous les cas, ces \u00e9tudes de droit ressemblent fort \u00e0 la souscription d&rsquo;une assurance sur l&rsquo;avenir.<\/i>\n<i>A Paris, il habite avec son fr\u00e8re Jean, son cadet de 3 ans, des chambres d\u2019\u00e9tudiants dans la rue Gay-Lussac du 5\u00b0 arrondissement.\nSes meilleurs amis sont Frantz Calot (qui deviendra plus tard conservateur en chef de la Biblioth\u00e8que de l&rsquo;Arsenal) et son cousin Ernest Bollaert, \u00e9l\u00e8ve de l\u2019\u00c9cole Centrale de 1906 \u00e0 1909.\nPendant les vacances scolaires, quand il s\u00e9journe chez ses parents \u00e0 Dunkerque, il rend service \u00e0 son p\u00e8re qui, parfois, a accept\u00e9 de jouer de l&rsquo;orgue le m\u00eame jour et \u00e0 la m\u00eame heure dans deux \u00e9glises diff\u00e9rentes, l&rsquo;une pour un mariage et l&rsquo;autre pour un enterrement. Et c&rsquo;est toujours lui qui allait au mariage, car son p\u00e8re disait : \u00ab\u00a0Dans un mariage, les gens n&rsquo;\u00e9coutent pas la musique, ils regardent les toilettes des dames. Dans un enterrement, les gens s&rsquo;ennuient, alors ils \u00e9coutent la musique.\u00a0\u00bb\n<\/i>\n<p align=\"LEFT\"><\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\"><small><em>(mis \u00e0 jour en janvier 2022)\n<\/em><\/small><em><small><a href=\"\/emile-bollaert\/chapitre-3-sept-ans-sous-les-drapeaux\">-&gt; Chapitre 3 : Sept ans sous les drapeaux<\/a><\/small><\/em><\/p>\n<!-- \/wp:post-content -->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mon grand-p\u00e8re, \u00c9mile Georges Hector Bollaert est n\u00e9 \u00e0 Lardy (Essonne) le 26 avril 1862. \u00c9l\u00e8ve de l&rsquo;\u00e9cole Niedermeyer \u00e0 Paris (pr\u00e8s de la place Pigalle), o\u00f9 son p\u00e8re est professeur de chant. Devient condisciple et ami du compositeur et chef d&rsquo;orchestre Andr\u00e9 Messager. 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